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11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 07:11


Trilogie : 1er opus



 

Survivre lorsqu’on a l’impression de ne plus avoir de but...

Tout quitter pour commencer une nouvelle vie ?


C’est justement parce qu’elle se refuse à répondre que Maud Fontaine, jeune avocate versaillaise, décide de prendre la fuite. Une fuite qui va l’entraîner vers un changement de vie radical, et qui la mènera, malgré elle, à être impliquée dans une enquête policière, entre la Côte d’Azur et l’Ile de Beauté. Observatrice, actrice de ce piège, elle comprend que chaque détail devient essentiel.


Réussira-t-elle pour autant à renouer avec elle-même, à retrouver ses proches et son passé ?


Après un essai et un roman autobiographique, Marie Olivier-Ziglioli nous mène avec aisance, sur les chemins escarpés et sauvages du maquis corse. Grâce à sa plume sensible, l’auteur mélange tous les ingrédients du thriller romanesque.


Ce récit haletant, plein de retenue, de pudeur et d’émotion, nous emporte jusqu’à la dernière page avec un plaisir inépuisable.




Où trouver le livre ?

Depuis le dépôt de bilan de l'éditrice, uniquement auprès de l'auteur.

Contact : ziglioli@hotmail.fr

 

 


Commentaires de mes premiers lecteurs :

J'ai passé de très agréables moments à Nice et en Corse, les personnages sont attachants, je me suis fait avoir par l'un d'entre eux... La trame policière est simple mais laisse la place aux personnages très bien cernés, comme un peintre tu as bien su les reproduire... J'ai aussi pensé à "ensemble c'est tout" ces personnages malmenés par la vie qui n'auraient pas dû se rencontrer... On sent bien aussi les ambiances, la rencontre du vieux berger, de la mémé, contribuent à donner de l'humanité à ton roman.
Je suis vraiment rentrée à fond dans ce livre, ce qui n'est pas toujours le cas avec tous les livres.
J'attends le prochain... avec impatience...
Béatrice


Je viens de terminer ton roman, Marie... comme j'aurais aimé qu'il y ait une suite ! Tes personnages sont super attachants, la description des lieux est précise, on s'y croirait (d'ailleurs j'avais envie d'être à Moriani !). Je me suis laissée transporter par tes écrits, ce qui n'est pas souvent le cas... Merci pour cette jolie aventure.
Guylaine


De Marie Olivier-Ziglioli, j’ai lu "Mensonge et abandon", un roman autobiographique bouleversant, et j’ai aimé.
Quand on sait que ce genre littéraire à tendance à royalement me gonfler (euphémisme breton), c’est un véritable exploit. Mais c’est surtout que Marie a du talent.
D’ailleurs, je suis actuellement dans le polar qu’elle vient de faire paraître, "La fuite", et là le doute n’est plus permis : le talent est bien là.
Cyrille Audebert


J'ai eu l'impression de lire du Gavalda, quel immense bonheur d'avoir partagé la vie de Maud, j'en redemande...
Y aura-t-il une suite ?
Michelle

 

 

J'ai reçu le roman la semaine dernière et dès que j'en ai eu commencé la lecture, j'ai été accrochée par les mots de cette auteure que je connaissais absolument pas.

Le récit est souvent présenté comme policier mais à mon sens, l'intérêt est ailleurs...  Nous y suivons les pas douloureux de Maud qui a perdu tout sens à sa vie lors du décès de sa petite fille âgée de deux ans.  Alors, elle fuit et se retrouve là où sa voiture l'a conduite : à Nice.  Elle y trouve un emploi de serveuse et s'y installe, ne donnant nulle nouvelle à sa famille car la souffrance est trop forte et les siens lui rappellent trop la douloureuse absence.  C'est là que, par hasard, elle sera le témoin de faits singuliers qu'elle analysera à la lueur de son expérience d'avocate.  Après Nice, la Corse, avec ses magnifiques paysages et ses habitants fiers et à la fois chaleureux, lui tend les bras.  Maud s'y perdra-t-elle ?

Un émouvant roman qui dépeint admirablement bien la détresse de cette maman qui essaie de se reconstruire...

Paikanne

 

 



UN EXTRAIT :

Maud marchait sur la Promenade des Anglais. Elle avait des courbatures partout, le métier de serveuse n’était pas de tout repos ! Autour d’elle, des coureurs à pied et à rollers, des cyclistes, des personnes qui sortaient leur chien, trois personnes se baignaient aussi ! Elle vit un motard la dépasser en la fixant, s’arrêter cinquante mètres plus loin, poser son engin, enlever son casque… Elle continua, le motard la suivit des yeux.

 

Une demi-heure plus tard, lorsqu’elle revint en sens inverse, le motard était toujours là, assis sur le muret qui séparait le trottoir de la plage. Alors qu’elle arrivait à sa hauteur, il se pencha pour lacer une de ses chaussures. Son blouson laissa alors entrevoir la cross d’un revolver glissé à l’intérieur de sa ceinture. Maud regarda autour d’elle, ne vit rien de particulier… C’était peut-être le garde du corps d’une vedette de cinéma. Elle regarda à nouveau de tous les côtés, espérant voir une star, et pouvoir faire bisquer Sylvie… Mais elle ne reconnut personne.


Finalement indifférente, elle continua son footing. S’arrêta devant l’Office de Tourisme qui était en train d’ouvrir, entra dans le hall, et s’adressa directement à l’accueil. une charmante hôtesse leva la tête vers elle, nterrogative.

 

—  Bonjour, Mademoiselle. Est-ce que vous pouvez me donner l’origine de la Promenade des Anglais ?

—  Bonjour, Madame. Oui, bien sûr. En 1820, suite à un hiver très rigoureux, la mendicité a augmenté sur la Côte. Le Révérend Lewis Way et sa femme collectèrent des fonds permettant d’employer des chômeurs. Ils leur firent établir un chemin large de deux mètres le long de la mer. Ce « camin dei Anglés » en langue niçoise, est par la suite devenu Promenade des Anglais, qu’on appelle maintenant Prom’…

  Son nom est dédié à l’aristocratie anglaise qui a fourni les fonds au Révérend ?

—  Exactement !

  Merci.

  Vous venez d’arriver à Nice ?

  Oui.

  Voulez-vous un plan de la ville ?

  Non, je vous remercie. J’aime me perdre dans une ville inconnue…

 

L’hôtesse lui sourit.

 

— Il y a des musées, dans la région ? demanda Maud.

— Oui, plusieurs. Le plus proche est le musée Renoir, à Cagnes sur Mer.

— Merci.

 

Maud quitta l’accueil et se dirigea vers la sortie.

 

« La Prom’ m’appartient un peu… » se dit-elle en poussant la porte vitrée.


Puis elle se ravisa, revint sur ses pas et alla prendre des prospectus sur un présentoir. Pendant qu’elle les consultait sur place, une jeune femme s’approcha avec une fillette. La jeune femme offrit un liflet recouvert de dauphins à la petite.

 

—  Me’ci maman… dit la fillette.

 

Ces simples mots furent comme un coup de poignard dans la poitrine de Maud. Elle se plia en deux sous l’effet de la douleur, son cœur était prêt à exploser. Elle quitta aussitôt les lieux en courant, abandonnant les prospectus, pour s’éloigner au plus vite, pour ne plus les voir, pour cacher sa peine.


Un motard la doubla en la regardant, mais elle ne put pas le voir à travers les larmes qui brouillaient sa vue.


Lorsqu’elle s’arrêta, longtemps après, sur un banc public, pour reprendre son souffle, il vint près d’elle. Elle reconnut l’homme au pistolet de la Promenade.

 

—  Bonjour Maître ! Je peux m’asseoir ? demanda-t-il.

 

Maud le regarda, se demandant si elle avait bien entendu. D’un geste, elle balaya les larmes qui inondaient ses joues, se poussa sur un côté du banc.Il s’assit alors, lui montra une carte tricolore.

 

—  Lieutenant Morgan du GAFI, j’ai quelques questions à vous poser… à moins que vous préfériez être convoquée en bonne et due forme à mon bureau ?

—  Je vous écoute…

—  Que faites-vous au Bouton d’Or, Maître Fontaine ?

—  Je suis serveuse.

  Vous êtes serveuse ! répéta-t-il bêtement.

 

Maud, à qui le ton déplaisait profondément, attaqua aussitôt :

 

—  En quoi ma vie privée peut-elle intéresser la brigade financière ?

—  Le Groupement d’Action Financière Interna…

—  Je me fous du nom, répondez à ma question je vous prie.

 

Le lieutenant fut surpris par le ton autoritaire de Maud.

 

—  Tout doux, tout doux… Je n’ai pas à vous révéler l’objet de mon enquête ! N’inversez pas les rôles, les questions c’est moi qui les pose. alors ?

 

Lorsque Maud lui fit face, prête à défendre son secret, il enchaîna :

 

—  Je vais vous rafraîchir la mémoire : « Je jure, comme avocate, d’exercer mes fonctions avec dignité, conscience, indépendance, probité et humanité. » C’est ce que vous avez dit en prêtant serment, je me trompe ? alors à moins que vous ayez viré de bord depuis… vous êtes du côté de la justice, et donc de la police…

 

Maud serra les dents. Le lieutenant continua, avec plus de douceur, pour tenter de la convaincre de coopérer.

 

—  Ecoutez, je ne cherche pas à vous créer des problèmes, je veux juste comprendre pourquoi une avocate promise à un brillant avenir devient serveuse au milieu de mon enquête…

 

Maud savait qu’elle n’avait pas le choix, il avait les moyens de la faire parler. alors elle murmura :

 

—  Je noie un chagrin.

  Dans l’alcool ?

—  Dans le travail !

 

Il marqua un temps, puis demanda, soupçonneux :

 

—  C’est tout ? Vous êtes sûre ?

—  Oui. Je jure que c’est la vérité…

—  Toute la vérité, je connais !

 

Il se tut. Elle prit les devants.

 

—  Vous enquêtez sur mes patrons ?

—  Secret professionnel. Si vous voyez quelque chose de suspect à la brasserie, je vous donne un numéro où vous pouvez me joindre…

—  Je ne suis pas une balance. Ne comptez pas sur moi.

 

Silence. Il la jaugea un instant.

 

—  Et si vos patrons apprenaient votre secret ?

—  C’est du chantage ! dit-elle en haussant les épaules.

—  Appelez ça comme vous voudrez. Moi je dirais plutôt que c’est un échange de services entre honnêtes citoyens épris de justice…

 

Elle ne répondit pas de suite, réfléchit encore.

 

 

...

 


 

 



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commentaires

C
J'arrive des Copains des Livres et je me retrouve chez toi via le blog de Vanessa. J'adore ton début de roman. Je te souhaite de vite trouver un éditeur efficace. Pourquoi tu ne t'inscrit pas sur "copains des livres" pour nous raconter ton parcours ? amitiés.
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M
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